February 1, 2021 Share

Hirokazu Kanazawa

Kanazawa naît à Iwate au Japon en 1931. Son oncle et son père sont des experts de Jû-Jutsu. Kanazawa est un des derniers étudiants directs de Gichin  Funakoshi à l’Université de Takushoku. Kanazawa découvre d’abord le Kendo, comme beaucoup d’enfants japonais de l’époque. Puis il se tourne vers le Judo et la Boxe Anglaise.

Ses premiers contacts avec le karaté se font par l’intermédiaire d’un camarade de classe qui lui enseigne les rudiments du karaté d’Okinawa. Plus tard, Kanazawa étudiera à l’université de Nippon Dai où il découvrira un karaté fondé sur le combat rapproché. Ensuite, il entre à l’université de Takushobu, célèbre pour son dojo Shôtôkan. C’est là qu’il devient le disciple de Nakayama, réformateur avec Nishiyama de la Japan Karate Association. Quelque temps après son entrée à l’université Takushoku, Kanazawa est sollicité par Nakayama pour entrer dans les cours spéciaux de la J.K.A.  afin de former l’élite japonaise au Shôtôkan; des instructeurs combattants rompus aux techniques de communication, à la pédagogie, aux langues étrangères et aux techniques commerciales.

 Il a continué comme élève de maître Nakayama et fut le premier Champion du Japon  pendant deux années consécutives;  1957 en kumite, puis 1958 en kumite et kata. Il parvint à gagner la finale de 1957 avec une main fracturée. L’année suivante, après quatre prolongations, les juges désignèrent deux champions, Kanazawa et Mikami. Après sa victoire en 1957, Kanazawa devient instructeur à plein temps de la J.K.A. Il poursuit sa formation sous la direction de Nakayama et envisage déjà de diffuser son art à l’étranger. A partir de 1959, on le retrouve dans les îles d’Hawaii et en Europe. Ses contacts avec le Japon restent très fréquents et il devient rapidement un des plus grands ambassadeurs du Shôtôkan à travers le monde.

Près de vingt ans après ses débuts à l’étranger, en 1977, Kanazawa rompt officiellement  et fonde son propre mouvement qu’il nomme Shôtôkan Karaté International (S.K.I.). En quittant la J.K.A., Kanazawa peut donner libre cours à sa créativité et à son génie personnel. En tant que grand maître du Shôtôkan, il n’a pas hésité à investir de nombreux domaines de l’art martial et à pratiquer d’autres styles.

En plus de la maîtrise du karaté, Kanazawa  a acquis une expertise du maniement de divers armes traditionnelles, il a également une connaissance très étendue du tai-chi, l’ayant étudié pendant trente ans sous la supervision du professeur chinois Wong. Dans la recherche de la perfection de la technique du Karaté, il décide d’étudier le Tai-chi, ce qui semble complètement opposé au karaté, mais cela l’aide à développer la relaxation musculaire. Le Tai-chi lui permet d’exécuter les techniques de karaté de manière efficace, c’est-à-dire; mettre sous tension les muscles seulement à la fin de l’exécution de la technique. Interrogé sur les aspects fondamentaux de son art, le maître dit encore : « Il ne faut jamais négliger la dimension spirituelle. C’est elle qui vous permettra de pratiquer durant toute votre vie un Karaté équilibré et vraiment adapté à vos besoins. Lorsque l’esprit est juste, le reste vient tout naturellement. »